Une centaine de techniciens formés en Mauritanie

24.09.2019

A ce jour, une centaine de formateurs relais régionaux ont reçu des formations sur 10 modules de formation sur des thématiques rurales clés.

En Mauritanie, l’accroissement démographique dans le monde rural n’est malheureusement pas toujours accompagné d’un accroissement de la productivité économique. Outre le déficit institutionnel que cristallise un manque d’expertise technique, il y a aussi les problématiques récurrentes liées à l’agriculture, l’élevage et l’exploitation des ressources naturelles. Pour contrer ces difficultés, en juillet dernier, une quarantaine de formateurs régionaux ont acquis les compétences nécessaires pour pouvoir conduire la mise en place de banques semencières communautaires et l’aménagement de dispositifs de lutte contre les feux.

Renforcer les capacités de résilience des populations agropastorales constitue le fin mot du programme RIMRAP (Renforcement Institutionnel en Mauritanie vers la Résilience Agricole et Pastorale), co-financée par l’Union Européenne et la Coopération allemande ; et mise en œuvre par AFC pour le compte de la GIZ. Le projet organise régulièrement des sessions de formation en faveur de formateurs relais régionaux et d’agropasteurs sur des thématiques clés. Les experts forment des formateurs régionaux qui à leur tour forment des agropasteurs. Pour le moment, plus de 100 formateurs régionaux sont formés sur l’ensemble des modules que la composante a conçu, et ils ont déjà formé une trentaine d’agropasteurs dans leurs wilayas respectifs.

Les modules de formation sont conçus pour inculquer et renforcer les capacités d’acteurs clés, surtout les agropasteurs, sur des enjeux ruraux clés. A titre d’exemple, la session sur les banques de semence communautaires a été une occasion d’affermir l’importance de ce procédé. Dans un environnement rural où la pénurie peut avoir des sources diverses (mauvaises récoltes, inondations, sécheresses), une formation sur l’utilité de ces banques s’impose de rigueur. En plus de la vulgarisation de l’importance de la conservation de semences viables et la préservation de la biodiversité des cultures, la formation était surtout focalisée sur les techniques et les processus de mise en place de banques semencières.

Les formations de formateurs relais régionaux et d’agropasteurs se poursuivent dans l’Assaba, le Guidimakha, le Hodh El Chargui et le Hodh et Gharbi. En parallèle, les projets de recherche sont en cours, en collaboration avec les institutions de Recherche. Ceux-là traitent plusieurs thématiques prioritaires, et leur mise en œuvre passe d’une phase de diagnostic à une phase test, dans des champs écoles, avant la vulgarisation des résultats probants et utiles auprès de la cible finale que sont les agropasteurs.

Pour plus d'information veuillez contacter Noelie Svara ().

 

Source: lecalme.info